La Simplicité Volontaire ne vous dit rien? Pourtant si vous avez déjà désencombré votre intérieur en suivant le mouvement minimaliste ou bien choisi d’acheter en vrac pour tendre vers le zéro déchet. Alors oui, vous avez déjà pratiqué l’art de la simplicité volontaire.
Après plusieurs années passé à changer mes habitudes de consommation je me suis demandée s’il y avait un lien entre tous ces changements. Et pourquoi nous avions besoins de changer ces petites habitudes de notre quotidien?
C’est à ce moment-là que j’ai découvert que je pratiquais l’art de la Simplicité Volontaire sans le savoir.
Comme l’indique son nom, la simplicité volontaire tend à simplifier notre vie en améliorent sa qualité. Cette démarche doit être choisie et non imposée.
Différentes motivations nous entrainent sur ce chemin.
1 – LES FONDEMENTS
La simplicité volontaire est un art de vivre consistant à réduire sa consommation pour accorder plus d’importance à ce qui est nécessaire. En simplifiant sa vie nous nous tournons vers l’essentiel, cela peut prendre une multitude de formes :
- Le retour à la nature
- Le Minimalisme
- Le Zéro déchet
- La décroissance volontaire
- La sobriété énergétique
- Les régimes alimentaires sans animaux
- …
Il existe beaucoup de mouvements qui se retrouve dans cet art de vivre. La plupart du temps nous pratiquons la simplicité volontaire sans le savoir surtout lorsque nous cherchons à améliorer notre qualité de vie. C’est une démarche personnelle qui est animé par plusieurs motivations.
2 – LES MOTIVATIONS
Il y a beaucoup de motivation qui pousse une personne sur le chemin de la simplicité volontaire, voici les deux plus courantes.
Motivation économique
Notre modèle économique nous pousse en permanence à la consommation, en nous fessant croire que l’argent fait le bonheur. Nous rentrons rapidement dans un cercle vicieux nous obligeant à faire des crédits pour vivre et à gagner toujours plus d’argent pour rembourser nos crédits. Notre faible résistance face aux publicités et notre façon maladive de toujours se comparer aux autres (pour avoir encore mieux que son voisin) nous maintiens dans ce système.
La pression financière qui pèse sur nos épaules génère énormément de stress et crée une importante dépendance à son travail. Le salariat est souvent l’unique source de revenu, se retrouver sans emploi est donc synonyme de grande précarité.
La simplicité volontaire tend à diminuer sa consommation pour donner la priorité à l’essentielle. Nous désirons tous avoir plus de temps pour soi, de moins subir la pression financière des crédits, de ne pas céder aux achats futiles et d’être moins dépendant d’un travail.
Simplifier son mode de consommation pour se délester un maximum de superflue voilà l’un des principes de la simplicité volontaire. Pour aller plus loin, découvre 4 raisons pour changer ses habitudes de consommation et commence dès aujourd’hui à reprendre le contrôle sur ta façon de consommer.
Motivation écologique
La crise écologique à laquelle nous faisons face nous amène à repenser notre manière de consommer et à réfléchir à l’impact de notre mode de vie sur la planète.
Notre qualité de vie est étroitement liée à la santé de celle-ci : la pollution va directement dans nos poumons, les déchets et pesticides nuisent à notre alimentation, la disparition de la diversité nous rend plus fragiles.
La simplicité volontaire nous amène à réduire nos déchets et notre consommation d’énergie, ainsi qu’à adopter une consommation plus éthique et durable en privilégiant le local et le social (salarié travaillant dans de bonnes conditions).
Cela passe aussi par nos choix du quotidien, comme l’habillement de nos enfants. Opter pour des vêtements durables est une excellente façon de réduire son impact environnemental tout en privilégiant la qualité. Découvre Choisir des vêtements durables pour ses enfants : nos astuces pratiques pour t’aider à faire des choix plus responsables.
Et si tu cherches des idées de cadeaux respectueux de cette démarche, voici 10 idées de cadeaux de naissance originaux et utiles, un guide pour offrir sans tomber dans les gadgets inutiles.

Une fois motiver il ne reste plus qu’à commencer, pour cela tu trouveras quelques conseils pour bien débuter dans le paragraphe suivant.
3 – LES PREMIERS PAS
Alors par quel bout commencer ? Les « simplicitaires » prennent leur temps pour prendre leur temps. Nous pouvons difficilement changer des années d’habitude en une nuit, même si nous sommes extrêmement motivés.
Il est important d’y aller à son rythme.
Cela peut être effrayant, une fois le déclic arrivé, on prend conscience des années « perdues » et du travail qu’il reste à faire! C’est parfois découragent mais pas de panique il faut y aller étape par étape. Voici quelques conseils afin d’éviter la lassitude.
Premier conseil : ne pas en faire trop en même temps.
Modifier d’anciennes habitudes demande beaucoup d’énergie : il faut apprendre de nouvelles choses, les mettre en application, voir ce qui nous convient et ce qui ne marche pas pour nous. Il vaut mieux consacrer son énergie dans une seule direction pour éviter la surchauffe.
Par exemple changer notre alimentation composée principalement de viande par une alimentation végétarienne et en même temps se lancer dans le zéro déchet demande énormément d’efforts et d’apprentissages. Le mieux est de commencer par celui qui nous tient le plus à cœur.
Deuxième conseil : ne pas aller dans les extrêmes.
L’autonomie c’est très bien mais il ne faut pas aller jusqu’à l’autarcie.
L’autonomie comme le Zéro déchet est plus une direction à suivre qu’un objectif à atteindre (car inatteignable en soi)
Troisième conseil : ne pas être tout seul.
Invitez votre famille et vos amis dans vos expériences : faire pousser des tomates sur le balcon, diminuer votre consommation de viande, instaurer des moments loin des écrans.
Si malgré vos tentatives votre entourage n’adhère pas, ne vous découragez pas. Vous pourrez facilement trouver une communauté via internet dans le domaine que vous souhaitez découvrir.
Quatrième conseil : connaissez vos limites.
Ne suivez pas aveuglément un conseil que vous avez reçu. Demandez vous avant si vous en êtes capable et surtout si cela améliorera votre qualité de vie. Car tout est une question d’équilibre.
Par exemple, dans mon cas je raffole de chocolat noir, mais il est dur de trouver une tablette sans déchets autour et produit localement. Mais je ne suis pas encore prête à me séparer de ce petit plaisir, car je sais que ma qualité de vie ne s’améliorera pas.
Une fois que ce travail sur soi est en cours, nous pouvons modeler notre vie en fonction de nos besoins. Nous pouvons avoir une certaines maitrises sur notre vie, sur celle des autres beaucoup moins. Les autres peuvent rendre notre parcourt plus difficile. Alors comment faire ?
4 – ET LES AUTRES ?
Notre époque aime bien nous rendre la vie compliquée, pour prendre l’avion maintenant il faut soi-même imprimer son billet sur la borne, peser son bagage en soute, lui mettre une étiquette, scanner son billet pour rentrer dans la zone d’embarquement. Avant il suffisait de montrer son billet et sa carte d’identité, l’hôtesse s’occupait de tout.
Comment on en est arrivé là? Surement pour économiser du « temps », des salariés ou autres qui sait. La seule chose de sûr c’est que ça profite aux entreprises et pas à notre bien être. Gagner plus encore et toujours.
On a le même exemple qui se répète dans tous les domaines, c’est la maladie de notre temps : Les caisses automatiques dans les supermarchés, les bornes de commande en libre accès dans les fast food,…
Les entreprises ont encore trouvé le moyen de nous « employer » à faire des tâches sans que l’on soit rémunéré et nous font croire que l’on « gagne du temps ». Alors dans ce cas que faire?

Ralentir
Ralentir notre mode de vie et de consommation. Il faut arrêter de courir toujours après le temps, de remplir son agenda de « chose à faire » 2 semaines à l’avance.
Trouver des alternatives
On trouvera rarement une épicerie bio avec des caisses automatiques.
Apprendre des compétences
En apprenant nous-mêmes à faire les choses nous devenons beaucoup moins dépendants des entreprises. En sachant faire notre pain on n’est plus dépendant de la boulangerie. Ça ne veut pas dire qu’on s’interdit d’y aller pour quelques croissants !
On peut aussi apprendre à faire ses produits ménagers, à jardiner, à se soigner par les plantes, etc.
Augmenter sa résilience
En s’habituant à trouver des alternatives et en apprenant régulièrement de nouvelles compétences nous devenons plus résilients face au système.
Cela habitue notre cerveau au changement. Il nous est donc plus facile de faire face à un évènement et de rebondir.
Convertir ses proches
Ensemble on est plus fort, moins les gens seront dépendants du système plus la qualité de vie augmentera. Par exemple si chacun pouvait jardiner un bout de terrain il n’y aurait plus ses immenses champs de culture inondé de pesticide. La terre serait de nouveau fertile et l’écosystème serait préservé, réduisant ainsi la pollution.
Savoir dire NON
Tout un art. Dur de dire non parfois : non à un objet gentiment offert dont on ne veut pas, non aux soldes alléchantes, non aux heures supplémentaires bien rémunéré (plus facile quand elles ne le sont pas), non à cette sortie entre amis ce weekend qui nous consumerait notre temps libre.
En n’osant pas dire « non », nous ne respectons pas nos besoins et cela nous entraine dans des situations complexes. On se retrouve vite à faire ce qu’on ne voulait pas faire. Il est important de savoir dire non afin de limiter l’impact des autres sur notre mode de vie.
Simplifier sa vie dans un monde complexe peut paraître utopique, pourtant c’est possible. Il suffit d’avoir quelques astuces et un peu de motivation pour voir rapidement des effets positifs sur notre vie.
La simplicité volontaire c’est l’art de vivre simplement, sans se compliquer la vie, dans l’unique but d’améliorer sa qualité de vie. Des personnes privilégieront certains critères plus que d’autres suivant leur parcours et ce qui les tiens à cœur.
Je ne suis pas une experte de la simplicité volontaire mais plutôt une personne friande d’apprendre d’autres moyens de vivre pour accroitre mon bonheur.
Prêt pour faire le premier pas de la simplicité volontaire?
Une fois que l’on adhère on la cultive tous les jours, à vous de trouver la votre et de la partager atour de vous.

