Dès la naissance de mon premier enfant, j’ai plongé dans l’aventure de l’allaitement sans vraiment me fixer de durée. Mon seul objectif pour le début de mon allaitement : offrir à mon bébé le meilleur pour sa santé.
Pendant ma grossesse, j’ai écumé les blogs, exploré les groupes Facebook dédiés et parcouru le précieux site de la Leche League, accumulant une multitude de connaissances tout en essayant de démêler le vrai du faux.
Naviguer dans cette mer d’informations, sans aucune expérience préalable, s’est avéré parfois déroutant. Mais une certitude était ancrée en moi : allaiter est un acte naturel et mon corps est conçu pour cela.
Cette confiance en mon corps, combinée au soutien indéfectible de mon compagnon, m’a permis de bien débuter l’allaitement et de le continuer encore maintenant.
Dans cet article, je partage avec vous mon expérience du premier mois d’allaitement, avec ses hauts et ses bas, ses défis et ses moments magiques.
Sommaire
La maternité
Pour débuter l’allaitement, j’avais seulement acheter 2 choses à mettre dans ma valise de maternité minimaliste. Des brassière d’allaitement et une crème apaisante. Il ne faut pas grand chose pour allaiter au début !
Dès sa naissance, mon bébé a été posé sur moi. En quelques minutes, il a trouvé le sein et a bien tété. Eh oui, pas de récit rempli de péripéties ici : tout s’est déroulé parfaitement dès le début de l’allaitement. On a besoin aussi de lire des histoires qui se passe bien!
Je m’étais préparée à la fameuse « nuit de java ». J’avais bien récupéré durant la journée pour affronter cette nuit épuisante où bébé reste accroché au sein. Plutôt que de me lever et de le remettre dans le couffin toutes les heures, j’ai choisi de le garder dans mon lit. Pour que nous puissions dormir ensemble en toute sécurité (sans risque de chute ni d’étouffement), j’ai relevé les barrières du lit et mis le coussin d’allaitement entre nous.
Le seul problème rencontré à la maternité était que mes mamelons n’étaient pas assez « sortis ». Mon bébé avait du mal à les saisir. Mon compagnon a dû aller acheter des bouts de seins en silicone durant ma montée de lait (ceux de Medela sont top).
Je les ai portés pendant un mois, le temps que mes mamelons prennent bien forme. Ensuite, bébé n’en a plus eu besoin.
Rythme de la journée : Combien de tétées par jour ?
Pendant ma grossesse, mes recherches portaient essentiellement sur le nombre de tétées dont un nouveau-né avait besoin par jour. J’avais lu que c’était entre 8 et 12 en 24 heures. Je m’étais dit que j’aurais de la chance et que 8, ça me paraissait bien. Genre une tétée toutes les 3 heures. NICKEL !
Naïve que j’étais…
À la maternité, on nous demande de noter le nombre de tétées et leur durées dans un livret pour suivre l’avancement de bébé.
J’ai continué à le faire chez moi, car j’ai besoin de cadre et d’organisation. J’ai donc noté toutes les tétées dans un carnet avec l’heure, leur durée et quel sein.
Je sais que beaucoup de personnes disent qu’on ne doit pas regarder sa montre ni compter le nombre de tétées… mais bon, j’avais besoin de me rendre compte du travail que c’était. Car oui, allaiter est un travail à part entière !
Le premier mois, mon bébé tétait environ 13 fois en 24h, principalement entre 17h et 4h du matin. Les tétées duraient entre 5 et 10 minutes. Certaines duraient 45 minutes mais c’était rare.
Durant le premier mois, j’ai allaité en moyenne 2h30 par jour.
Impressionnant, non ?

À cela, il faut ajouter le temps d’installation (mettre le coussin d’allaitement, prendre sa gourde, prendre son livre pour s’occuper) et le temps de tirer son lait.
Au début l’allaitement est très chronophage ! Il vaut mieux se mentaliser dès le départ. Mais ne t’inquiète pas, le rythme diminue de mois en mois.
Ce qui m’a aidée à traverser le premier mois
1 – Mon bébé
Voir que l’allaitement était la meilleure chose pour mon bébé et le voir si heureux en train de téter m’a énormément motivée.
2 – Confort et soutien
Deux éléments essentiels pour mon confort : mon coussin d’allaitement et mon compagnon !
Sans mon homme, j’aurais eu du mal à bien vivre ce début d’allaitement, qui est le plus intense. Il m’a énormément soutenue durant toute ma grossesse (par ici pour son récit) et durant l’allaitement.
Suivant si tu est soutenu par tes proches dans cette démarche, je te conseils de bien organiser les visites du nouveau-né. Ces visites peuvent être plus stressante lorsqu’on allaite. Voici un article où je te donne 10 astuces pour les organiser au mieux!
Le coussin d’allaitement est très pratique et m’a beaucoup aidée. Il est crucial de bien se positionner et de s’assurer d’être confortable avant de commencer une tétée, ce qui peut éviter les crevasses et autres désagréments.
3 – Savoir que ça allait s’améliorer
Me rappeler que le premier mois était le plus éprouvant m’a permis de mieux profiter de ces moments uniques avec mon bébé.
Savoir que les choses allaient devenir plus faciles au fil du temps m’a aidée à rester positive.
Il faut pas se mentir, l’allaitement nous fait devenir très dépendante de notre enfant le 1er mois. Le temps de mettre en place des biberons pour pouvoir se séparer 2 heures de lui. Notre indépendance est mise entre parenthèse durant l’allaitement.
Donc savoir que cela est seulement temporaire ça aide à mieux profiter de ces moments.

4 – Le pouvoir de l’allaitement
L’allaitement, c’est une véritable baguette magique ! Il répond à tous les besoins de bébé :
- Bébé est triste
- Bébé cherche le sommeil
- Bébé a mal
- Bébé veut du réconfort
En plus de tout cela, le lait maternel est une véritable pharmacie : il soigne les blessures, remplace le sérum physiologique pour le nez, hydrate la peau de bébé… Pour en savoir plus, par ici.
L’alimentation durant l’allaitement
La digestion
Le premier mois, la digestion de bébé se développe et n’est pas encore mature. Pour éviter les inconforts digestifs, il est conseillé d’éviter les aliments qui produisent des gaz, comme les crudités (et tout ce qui est cru en général), les pois chiches, les poireaux, etc.
J’avais oublié ce détail à la naissance de mon deuxième enfant. Il me l’a rappelé en se tordant de douleur en pleine nuit car il ne digérait pas les pois chiches contenus dans le couscous que j’avais mangé.
Plus tard, tu pourras manger de tout, mais durant les trois premiers mois, il est préférable d’éviter ces aliments.
Les allergies
Les allergies alimentaires sont également à prendre en compte. Mon premier enfant était allergique à l’œuf, ce que nous ignorions avant de commencer la diversification. Dès que je mangeais des œufs à la coque ou autres, il souffrait de coliques.
J’ai réussi à déceler cette allergie grâce à mes carnets de notes. Une allergie peut apparaître deux ou trois jours après l’ingestion de l’allergène. Il est essentiel de comprendre que tout ce que nous mangeons passe dans le lait maternel.
Une fois l’allergie officiellement confirmée par une prise de sang, j’ai dû arrêter de consommer des œufs pour poursuivre mon allaitement sereinement.
En résumé
Mon premier mois d’allaitement a été une aventure riche en émotions et en apprentissages. J’ai découvert les défis et les joies de nourrir mon bébé au sein.
Le soutien de mon compagnon et les ressources que j’ai trouvées en ligne m’ont été précieux pour ce début d’allaitement. Il est très important d’être bien entouré pour ce voyage.
N’hésite pas à t’inscrire dans des groupes Facebook sur l’allaitement pour partager tes doutes, tes peurs, tes galères et tes réussites !
Je me sens chanceuse de n’avoir eu aucune douleur lors de l’allaitement, ce qui m’a permis de profiter pleinement de chaque tétée.
Avec la naissance de mon deuxième enfant, j’ai entamé une nouvelle aventure : le co-allaitement avec mon premier enfant de 2 ans. Cette expérience a été tout aussi intense.
L’allaitement est un voyage exigeant mais profondément gratifiant. Chaque maman et chaque bébé ont leur propre rythme et leurs propres besoins, et il est essentiel de se rappeler que chaque effort en vaut la peine.